François Sagan

Des livres de poche

12 janv. 09

Les juins ont tous la même peau (Chloé Delaume)

Bon, j'ai été attiré par le titre du livre "Les juins ont tous la même peau. Rapport sur Boris Vian". J'adore Boris Vian depuis toujours et je me suis dit pourquoi pas.

En gros, ce livre raconte l'admiration que voue Chloé Delaume à Boris Vian, qu'elle appelle son mort principal et qui est celui qui, au final, l'a fait entrer en écriture. ("C'est en lisant L'Ecume des jours que j'ai compris en quoi consistait concrètement le mot littérature. C'est par ma rencontre avec le mort Boris Vian que j'ai découvert mon prénom, ma nature, une partie de mon identité. Les références à l'oeuvre de Vian son très nombreuses dans mon travail. Pérec et Queneau également, mais pour des questions de méthodologie, de rigueur gidouillée; l'affect est moins présent.").

Je n'avais jamais rien lu d'elle. Et ça ne se reproduira pas de sitôt. J'ai détesté l'écriture de Chloé Delaume du début à la fin. La pédanterie du lexique, les néologismes assommants, la ponctution quasi inexistante, les phrases à la structure "innovante", le rythme haché  etc. m'ont empêché d'entrer dans l'histoire, si, toutefois, il y en avait une. En fait, ce livre est un concentré de tout ce que je méprise dans un texte. Sa lecture fut un réel moment d'angoisse. Par bonheur, il fut court (77 pages, le seul point positif). 

Chloé Delaume aurait pu nous épargner cette logorrhée sans style, ni queue ni tête. Par respect pour Boris Vian tout d'abord, qui, par son talent, se suffit à lui-même.

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